« Atteindre les 20 %, c’est possible »
Vincennes s’est fixée de nouveaux objectifs. Hier, la ville a signé avec la préfecture un contrat de mixité sociale, qui prévoit la construction de 300 HLM d’ici à 2010. Mauvaise élève, elle fait partie des seize communes du département qui ne respectent pas les 20 % de logements sociaux imposés par la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain). Pire, elle a fait l’objet, comme neuf autres collectivités, d’un constat de carence. Ce qui a valu au maire (NC), Laurent Lafon, une convocation devant la Commission nationale du logement.
« Faire du logement social ici, c’est un vrai défi. Le foncier est rare et cher », rappelle Matthieu Salanon. A l’issue du plan triennal 2005-2007, la ville n’est parvenue à passer que de 5,62 % à 7 % de HLM. Le préfet reste malgré tout confiant. « Vincennes utilise la quasi-totalité des outils juridiques mis à sa disposition », se félicite Michel Camux. Principal levier : le plan local d’urbanisme, adopté en 2007.
Le règlement contraint désormais les promoteurs à réaliser 25 % de logements sociaux dans les programmes de plus de vingt unités. Il a aussi permis de réserver 43 emplacements à des opérations HLM. Le droit de préemption a par ailleurs été renforcé. « Atteindre les 20 %, c’est possible, affirme Laurent Lafon. La vraie difficulté, c’est de le faire dans les délais impartis. » Pour se conformer avec la loi SRU, Vincennes devrait construire plus de 3 200 logements sociaux d’ici à 2020


