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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 11:12

La densification de la première couronne de Paris est inéluctable. Une réflexion sur la ville que nous voulons doit être mise en place, pour pouvoir la maîtriser. La pression de l’état et de la région ne peut que s’accentuer.

Quels arguments pourrons-nous opposer ?

Que nous voulons préserver notre cadre de vie !

 

Des arguments écologiques peuvent avoir un impact. 

 

Au Perreux, nous utiliserons les arguments que peut nous apporter une écologie raisonnée et scientifique. Aussi je propose que nous initiions une étude sur la dispersion des polluants qui puisse devenir une aide à la décision.

De nombreuses études ont déjà été menées au niveau macroscopique. Comme le précise Airparif « chaque portion de voierie représente un cas particulier en terme de caractérisation de la qualité de l’air et il est donc illusoire de vouloir caractériser de manière exhaustive la qualité de l’air à proximité du trafic automobile uniquement par les techniques de surveillance classique (mise en place de capteurs permanents, utilisation de camions laboratoires, campagnes à tubes de diffusion) ».

Il est difficile de connaître les expositions réelles de chaque citadin, notamment les jeunes enfants. Les plus jeunes étant les plus près des pots d’échappement et ayant un système respiratoire encore immature.

Il existe plusieurs méthodes pour mesurer la dispersion des polluants. Une approche par la mécanique des fluides et par les fractales[1] me semblent la plus pertinente (Gilles Maignant, CNRS, UMR  6012 ESPACE, Université de Nice.), et permet de créer des simulations[2] pour connaître la pollution en milieu urbain et mettre au point des indicateurs comme les cartes de points noirs de polluants. C’est une aide précieuse à la prise de décision.

Dans quel quartier construire une crèche ?

Doit-elle être en rez de jardin ou au cinquième étage avec terrasse ?

Peut-on construire une nouvelle école boulevard d’Alsace-Lorraine ou au fin fond des Joncs-Marins, sachant que dans les rues étroites, dites rues canyons, l’accumulation de polluants peut être plus importante que dans des rues au  trafic plus important mais où la dispersion peut se faire plus vite.

Les configurations des rues ont une incidence non négligeable sur les immissions de polluants.

Si on peut voir facilement ce que la mécanique des fluides peut amener en matière de visibilité sur la dispersion des polluants, il est plus difficile d’appréhender l’étalement des polluants. Des études prospectives peuvent être lancées en analysant plusieurs configurations spatiales urbaines ( disposition, formes et écartement du bâti). « Cet indicateur simple est un outil d’aide à la décision précieux, applicable surtout dans les projets de réhabilitation de certains quartiers, aspect qui devrait être pris en compte dans les nouveaux outils de planification urbaine. »

 

Par Francis GOUX, Conseiller Municipal Nouveau Centre à la Ville du Perreux sur Marne

 

Bibliographie :

 Airparif (2001). Evaluation de l’exposition des franciliens à la pollution atmosphérique au cours de la journée.

Airparif (2002). Evaluation des concentrations moyennes annuelles en polluants atmosphériques à proximité du trafic routier en Île de France.

Airparif (2004). Caractérisation de la qualité de l’air au voisinage d’un échangeur autoroutier urbain.

Descamps I., Meunier M. Harion J.L. (2000) Modèles de dispersion de particules en milieu urbain. Ecole des mines de Douai.

Frankhauser P. (1997). L’approche fractale : un nouvel outil de réflexion dans l’analyse spatiale des agglomérations urbaines.

Hassan A.A., Crowther J.M. (1998). Modeling of fluid flow and polluant dispersion in a street canyon.

Institut Veolia Environnement. Rapport N°4 : Combien dépenser pour la protection de la santé et de l’environnement.

Kaufmann V., Jemelin C., (2003). Articulation entre urbanisme et transports : quelles marges de manoeuvre ?

Ung A., Ranchin T., Wald L., Weber C., Hirsch J., Perron G., Kleinpeter J., (2002). Cartographie de la pollution de l’air : ne nouvelle approche basée sur la télédétection et les bases de données géographiques. Application à la ville de Strasbourg.

Weber C., Formes urbaines et répartition des polluants. 5eme rencontre de Théo Quant

[1] Une fractale est une forme géométrique infiniment fragmentée de telle sorte que chaque échantillon , à n’importe quelle échelle, possède une apparence semblable à l’ensemble.

L’immission désigne les taux de pollution mesurés dans l’air ambiant.

[2] Pour cela on utilise des modèles, G. Maignant utilise Miskam qui calcule la diffusion en trois dimensions de la pollution à l’échelle de la rue  ou d’un groupe de rues.

Par Fédération Nouveau Centre 94 - Publié dans : Grands débats
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